La tectonique des plaques – Margaux Motin

la_tectonique_des_plaques

Quatrième de couverture

« Tout est sur le point de changer
et rien ne pourra arrêter ça.
C’est la nature,
c’est la tectonique des plaques. »

Being Human, saison 1, épisode 1.

Mon avis

B*te, conn*sse, p*te, couil*es, c*l, pét*sse : bienvenue dans l’univers ô combien poétique de Margaux Motin ! Certain(e)s, maniant l’euphémisme mieux que moi, qualifieront peut-être son langage de « cru » mais pour la lectrice raffinée que je suis – mais si, je vous assure ! –, c’est tout simplement vulgaire.

Bon ok, ce ne sont bien évidemment pas quelques gros mots qui pourraient m’empêcher d’apprécier un livre… SI et seulement SI le propos s’avérait être intéressant et/ou drôle. Mais là, ce fut la douche froide. Je m’attendais, avec La tectonique des plaques, à entrer dans un univers plus ou moins ressemblant à celui de Diglee mais autant cette dernière m’avait amusée, autant je n’ai trouvé qu’ennui et platitude avec avec Margaux Motin : 200 pages qui ne m’ont pas fait rire du tout ; à peine ai-je esquissé un sourire à deux ou trois reprises…

Etant absolument nulle en dessin, mon avis ne vaudra pas grand-chose mais les illustrations sont mignonnes, les visages expressifs et la palette de couleurs utilisée apporte même un petit côté girly bien nécessaire pour compenser le langage de charretier de l’auteure ! Margaux Motin a de plus le souci du détail et s’est attachée à nous présenter une jolie collections de vêtements, de chaussures et d’accessoires (n’empêche, son petit sac rouge ressemble drôlement au mien !) mais j’ai malheureusement trouvé nombre d’anecdotes / de tranches de vie poussives et répétitives : bien souvent développées sur plusieurs planches, elles reproduisent des déclinaisons du même dessin avec une très légère variante. Du coup, l’ensemble manque grandement de rythme à mon goût. Margaux et ses psychodrames restant de plus au coeur de la BD, il va sans dire que les personnages secondaires manquent totalement de charisme, de présence et d’individualité.

Inutile que je précise que j’ai été très déçue par cette lecture, à ce stade vous l’avez deviné… Je suis bien consciente d’aller à contre-courant de la plupart des avis concernant cette BD mais j’assume ! Pas sûr du coup que je me lancerai dans J’aurais voulu être ethnologue et La théorie de la contorsion, les deux premiers tomes de la saga par lesquels j’aurais dû commencer si j’avais fait les choses dans le bon ordre !

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