Les boîtes de ma femme – Eun Hee-Kyung

les boites de ma femme

Quatrième de couverture

Un homme découvre les souvenirs et petits objets personnels que sa femme a enfermés dans les boîtes, et doit admettre avec stupéfaction qu’il ignorait presque tout d’elle. Un autre s’aperçoit avec la même stupeur que son épouse tient un journal intime à l’insu de sa famille. Un troisième perd son amour à cause d’un impondérable malentendu.
C’est la vie en stress plutôt qu’en strass, dans la Corée américanisée de Séoul, que nous fait découvrir Eun Hee-kyung.
Ces cinq récits constituent une chronique de mœurs d’une rare perspicacité psychologique, à la fois cruelle et non dépourvue d’humour. Lire la suite

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Epouses et conbubines – Su Tong

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Quatrième de couverture

La Chine du Nord, dans les années 20. Songlian, belle étudiante de dix-neuf ans dont la famille est ruinée, accepte de devenir la quatrième épouse du riche Chen Zuoqian.
Dans le huis-clos de sa nouvelle demeure, une seule loi, la séduction : la favorite de la nuit régente, le jour, la vie de la maison. Songlian, l’indépendante, sera-t-elle victime ou complice du système féodal qui commande en ces lieux ?

Passion, possession, et pouvoir colorent de feu et de sang ce ballet de charmes, où les quatre épouses et concubines se livrent une danse à mort pour le plaisir du maître.

Mon avis

Engagée dans le challenge Auteurs et nationalités sur Livraddict, je me suis lancée à l’assaut de la littérature chinoise !
Lancée est en fait un bien grand mot puisque j’ai choisi un très court roman, d’à peine 125 pages… Heureusement, suis-je au regret de dire, puisque le style aérien et poétique de l’auteur ne pas m’a pas vraiment transportée…

Epouses et concubines retrace le destin d’une jeune fille qui, au lendemain du décès de son père, se voit contrainte d’accepter de devenir la quatrième épouse d’un riche seigneur. Bien loin de la vie dont elle rêvait, Songlian doit désormais apprendre à composer avec trois autres femmes au statut supérieur au sien, à partager son époux avec elles et à se conformer aux codes et usages de la Chine des années 1920.

Comme à mon habitude, c’est avec plaisir que j’ai découvert les aspects culturels et historiques d’un pays qui m’était inconnu mais, en raison des nombreux non-dits et suggestions, l’histoire m’a semblé bien trop peu rythmée eu égard aux passions déchaînant les personnages. Si rebondissements il y a bien, ceux-ci se retrouvent presque totalement éclipsés et ne révèlent pas suffisamment – à mon goût du moins, l’ampleur de la tragédie qui touche l’héroïne.

Une découverte donc, pas désagréable mais loin de m’avoir séduite. Il n’est pas dit que je m’embarquerai de sitôt dans un autre roman chinois mais si vous avez des suggestions, je suis tout ouïe !

Le chemin de Sarasvati – Claire Ubac

Le chemin de Sarasvati

Quatrième de couverture

Les filles ? Des êtres stupides. Des bouches inutiles à nourrir. Les marier ? La dot coûte cher. Mieux vaut les tuer dans l’oeuf.
Les intouchables, les « hors castes » ? Des parasites.
Bons à rien. Arriérés. Condamnés aux basses besognes.
Il faut les fuir à tout prix.
Dans l’Inde de tous les possibles, mais aussi des préjugés tenaces, les routes de deux parias se croisent.
Elle, Isaï, était venue en cachette assister aux funérailles de sa mère. Lui, Murugan, d’un geste respectueux, a replacé une fleur tombée du brancard.
Leur premier dialogue s’est fait en rythme et en musique.
Chanter, jouer, ils en rêvent tous les deux. Ils osent partir.
Leur traversée du pays sera semée d’embûches et de mauvaises rencontres.
Mais Sarasvati, la déesse au luth, veille sur eux. Lire la suite

Le Cricket club des talibans – Timeri N. Murari

Le Cricket club des talibans

Quatrième de couverture

Quelques mètres de tissu, lisse, fragile et souple, d’un bleu clair métallique, devinrent notre prison… Je disparus, comme d’un coup de baguette magique. Je n’étais plus Rukhsana avec un nez bien à moi, une bouche, des yeux, un front, un menton, des cheveux, mais un linceul vivant, identique à toutes les autres femmes voilées… «Tu arrives à voir ?» demandai-je à Grand-Mère. Nous nous entraînions à porter nos burquas à la maison. «Oui, mais flou…» Elle trébucha contre un coussin et tomba sur un des divans. Elle se redressa en colère : «Je refuse de me montrer en public avec cette… cette… chose !» Lire la suite