Les boîtes de ma femme – Eun Hee-Kyung

les boites de ma femme

Quatrième de couverture

Un homme découvre les souvenirs et petits objets personnels que sa femme a enfermés dans les boîtes, et doit admettre avec stupéfaction qu’il ignorait presque tout d’elle. Un autre s’aperçoit avec la même stupeur que son épouse tient un journal intime à l’insu de sa famille. Un troisième perd son amour à cause d’un impondérable malentendu.
C’est la vie en stress plutôt qu’en strass, dans la Corée américanisée de Séoul, que nous fait découvrir Eun Hee-kyung.
Ces cinq récits constituent une chronique de mœurs d’une rare perspicacité psychologique, à la fois cruelle et non dépourvue d’humour.

Mon avis

Habituellement peu attirée par les nouvelles, j’ai profité d’un emploi du temps chargé pour me donner l’opportunité de découvrir quelques-uns de ces textes courts. Les Boîtes de ma femme s’est imposé, principalement parce qu’il me permettait (enfin !) d’ajouter un nouvel ouvrage au challenge Auteurs et Nationalités pour lequel, il faut le dire, je suis un peu à la ramasse…

Les Boîtes de ma femme rassemble cinq nouvelles qui ont toutes en commun le couple, celui qui se délite, ne se comprend plus, ne s’aime pas assez ou plus ; le couple qui, finalement, n’a peut-être jamais réellement existé tant leurs deux êtres semblent suivre leur propre vie, l’un à côté de l’autre, et non ensemble… Chacune des héroïnes, isolée dans son rôle « traditionnel » de femme, mère et belle-fille parfaites ressort désabusée du monde de faux-semblants et de rancœurs accumulées dans lequel maris, amants et compagnons brillent par leur absence, qu’ils soient accaparés par leur travail, dépendants à l’alcool ou encore trop attachés aux conventions sociales. Toujours dans ces récits, le retour à la réalité et la prise de conscience sont brutales, sans concessions.

Je dois avouer que, si le thème des Boîtes de ma femme ne manque pas de pertinence – après tout, qui peut se targuer de parfaitement connaître sa moitié ?!, je ne suis pas parvenue à entrer suffisamment dans les textes pour les apprécier… Leur schéma répétitif m’a déçue (seule la dernière nouvelle diffère quelque peu sur la distribution des rôles, avec une sœur cadette découvrant la réalité de la vie conjugale de son aînée) et la plume de l’auteure, trop distanciée et froide à mon goût, ne m’a pas vraiment convaincue. C’est donc assez péniblement que je suis allée au bout de l’ouvrage. Il n’en reste pas moins que ce fut une bonne introduction à la Corée du Sud, pays dont je ne connais pas grand-chose…

Prix Yi Sang 1998

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