Sans famille – Hector Malot

 

Sans famille

Quatrième de couverture

Rémi est un enfant trouvé. En dépit des larmes de la femme qui l’a recueilli et élevé, la mère Barberin, il est vendu pour quarante francs, à l’âge de huit ans, à un musicien ambulant, le signor Vitalis. Celui-ci lui enseigne la musique, la comédie… et l’entraîne dans son existence vagabonde. Mais un jour Vitalis est jeté en prison. Que va devenir Rémi ?

Mon avis

De Sans famille, je ne connaissais jusqu’ici que le dessin animé Rémi sans famille (encore que je ne me souviens pas vraiment l’avoir regardé…) et croyais d’ailleurs que le roman s’intitulait ainsi… Encore une fois, c’est un challenge (Le jeu des 7 familles) qui m’a permis de combler mes lacunes en lisant ce grand classique de la littérature jeunesse.

Roman d’apprentissage par excellence, Sans famille nous entraîne sur les pas de Rémi, un jeune orphelin contraint de quitter sa mère adoptive et de prendre la route après avoir été vendu à un saltimbanque. Cette séparation initiale donne au roman sa tonalité tragique qui perdurera tout au long de l’histoire puisque, comme l’affirme lui-même Rémi, il semble destiné à être perpétuellement arraché à ceux qu’il aime et qui l’aiment. Les nombreuses épreuves pesant sur le jeune garçon – faim, froid, fatigue, mauvaises rencontres, disparition de ses compagnons, et j’en passe ! – laissent parfois l’impression qu’Hector Malot aurait pu ménager son pauvre héros bien (trop) malmené par la vie ! Cependant, loin de nous assener un récit misérabiliste ou moralisateur, il met ici en scène un protagoniste attachant et volontaire, qui, par son courage, son endurance et son ingéniosité parviendra à surmonter les obstacles.

Mais Sans famille n’est pas qu’un roman initiatique : alors qu’on ne l’attendrait pas forcément, le suspense occupe pourtant une place de choix dans l’histoire puisque, si Rémi n’est pas à proprement parler en quête de sa famille, l’on comprend assez vite qu’un mystère entoure sa naissance, mystère qui s’épaissit lorsqu’il gagne l’Angleterre… Mais chuuut…

Le texte offre également un portrait réaliste de la France et de l’Angleterre du XIXe siècle, et notamment des conditions de vie difficile des plus démunis dont Rémi partagera le quotidien en embrassant les métiers de musicien itinérant, de rouleur (non, je ne vous dirai pas en quoi ça consiste !) ou encore de jardinier. Les descriptions n’empiètent pas sur le récit, au contraire elles le complètent agréablement. Le style d’Hector Malot, parfois alourdi de redites il faut bien le reconnaitre, est fluide et gage d’une lecture aisée.

Ce livre, je l’avais pioché dans la wish-list de Yuya pour en faire une lecture commune et, dans l’ensemble, j’ai été séduite tant par son contenu que par sa forme donc forcément je le recommande !

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