Mes sincères condoléances – Guillaume Bailly

Sincères condoléances

Quatrième de couverture

« Quand on est croque-mort, c’est 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ! Avouez simplement votre profession et votre soirée entre amis se transforme immédiatement en interrogatoire. Comment devient-on croque-mort ? Embaumer, c’est facile ? Et les familles, elles sont comment ? Et les phénomènes étranges, ça existe ? C’est vrai tout ce qu’on raconte sur les cimetières ?… Fort de ma longue expérience de croque-mort, j’ai voulu partager les petits dérapages et les grands moments de certains enterrements : bourdes familiales, lapsus macabres, incidents techniques, demandes surprenantes et gaffes en tout genre sont en effet légion ! »

L’enterrement est un moment fort, solennel, unique… Mais le dernier hommage à un proche peut parfois devenir culte ! Les cérémonies sont souvent le théâtre d’événements étonnants, tantôt drôles, tantôt extravagants, mais toujours originaux. Entre rire et larmes, l’auteur nous ouvre les portes d’une profession qui préfère généralement le secret aux révélations. Cet ouvrage garanti « 100 % vécu » vous permet de découvrir avec bienveillance ces histoires inimaginables aux scénarios improbables… Et pourtant tout est vrai !

Guillaume Bailly travaille depuis une vingtaine d’années dans les pompes funèbres. Passionné par ce métier pas comme les autres, il a organisé et dirigé plus de 2 000 cérémonies : autant dire que ses mémoires sont exclusivement nourris par son quotidien de « croque-mort ».

Mon avis

Le métier de « croque-mort » a tendance à susciter dégoût, curiosité malsaine ou encore fascination et Guillaume Bailly l’a bien compris puisqu’il a fait un livre des situations les plus atypiques dont il a été témoin ou qu’on lui a rapportées au cours de sa carrière. J’avais déjà lu il y a quelques semaines les Brèves de cimetière et des pompes funèbres de Véronique Beaumont donc je dirais que lorsqu’on m’a prêté Mes sincères condoléances, je l’ai ouvert en m’attendant plus ou moins à la même chose…

Effectivement, pas de grande surprise puisque j’y ai retrouvé les anecdotes parfois tristes, parfois révoltantes, parfois drôles (comme d’autres lecteurs, gros coup de coeur pour Wouf-Wouf !) qui semblent être le lot quotidien des pompes funèbres.

Néanmoins, contre toute attente, l’ouvrage donne à réfléchir, que ce soit sur notre propre mort (tout aussi professionnels qu’ils soient, il n’en reste pas moins que ces inconnus vont porter leur regard après notre trépas sur – au choix – notre apparence physique, nos dernières volontés, nos proches,…) ou sur des situations qui, tout simplement, laissent un goût de cendres (ahahah, que je suis drôle !). Petite pensée à cette douce mamie qui, pour épargner tout dérangement à sa famille, souhaitait qu’elle ne soit prévenue qu’après ses funérailles…

Le style de l’auteur m’a quelque peu désarçonnée : outre les commentaires sur les feuilles qui verdissent et les oiseaux qui pépient (dans une conversation, on considèrerait ça comme du verbiage…) franchement ennuyeux, certaines tournures de phrases alambiquées m’ont demandé une deuxième lecture et, last but not least, l’écriture tout en retenue – sans doute pour ne pas donner l’impression de se moquer ? – m’a semblé être le reflet d’une herméticité à toute épreuve… Sans doute à tort, mais c’est bien dommage !

Il n’en reste pas moins que Mes sincères condoléances reste un livre sympathique et distrayant, qui conviendra à tous… Sauf peut-être aux thanatophobes !

Et en guise de conclusion, j’espère de tout coeur :
– ne pas mourir en pièces détachées (du genre pas présentable du tout du tout)
– ne pas mourir trop grosse (du genre impossible de lever le cercueil)
– ne pas mourir trop seule (du genre « en état de décomposition avancée » ou carrément momifiée)
– ne pas mourir de manière ridicule (du genre en faisant l’amour)
– ne pas mourir doublement, de honte, si d’aventure mes proches avaient une idée ridicule pour mes funérailles (du genre choisir la chanson Comme un avion sans ailes si je meurs dans un crash d’avion)
ne pas mourir (non, quand même pas !)

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