Mariage à l’indienne – Kavita Daswani

Mariage à l'indienne

Quatrième de couverture

Née à Bombay, devenue journaliste de mode à New York, Anju est écartelée entre son envie de vivre à l’américaine, célibataire et libre, et son désir de rester fidèle à ses racines indiennes pour ne pas décevoir sa nombreuse famille. Mariage à l’indienne est le récit plein d’humour de ses pérégrinations amoureuses, de sa sélection rigoureuse des candidats et des choix qu’elle doit accomplir pour rester fidèle à elle-même tout en sacrifiant aux traditions.

Mon avis

Non-amatrices de « chick lit », mieux vaut passer votre chemin… Bien que l’héroïne se prénomme Anju et soit d’origine indienne, elle présente bien des similitudes avec une Bridget bien connue. Mais l’une cherche l’amour tandis que l’autre désire avant tout un mari.

La quête d’Anju pour dénicher la perle rare, non seulement pour elle mais également pour sa famille, aurait pu être drôle ou même seulement divertissante mais non ! Rien ne suscite la moindre émotion dans ce roman, on ne parvient pas à s’identifier à cette trentenaire qui n’arrive pas à se faire passer la bague au doigt, ni à se prendre au jeu de sa supposée quête identitaire qui ne l’éloignera au final pas une seconde du droit chemin. Tout le roman s’organise autour de ce schéma : rencontre d’un prétendant potentiel – intérêt de l’une des deux parties mais pas de l’autre – échec – retour à zéro. Au final, on s’ennuie à mourir d’autant qu’il faut composer avec les digressions sur le métier de mademoiselle dont le seul but est de souligner ô combien sa vie professionnelle est réussie.

Le seul intérêt de ce roman selon moi est d’introduire le lecteur au monde des mariages arrangés tels qu’ils sont toujours pratiqués en Inde. Bien sûr, l’auteure en a grossi les traits, au point de rendre certaines situations peu crédibles ; toutefois il n’est pas inintéressant de se laisser entraîner dans les coulisses des négociations pré-maritales et de mesurer l’ampleur de la pression sociale et familiale concernant le mariage.

En conclusion, n’emmenez pas Mariage à l’indienne sur une île déserte, gardez-le-vous sous le coude pour occuper une froide journée d’hiver (pas deux, ça se lit tellement vite…) où vous n’aurez rien, mais alors rien, de mieux à faire…

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